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JOURNÉE DU PATRIMOINE

A l’occasion des journées du patrimoine une manifestation a eu lieu à l’Auberge de Jeunesse autour d’une exposition consacrée à Marc SANGNIER.

La LIGUE FRANCAISE DES AUBERGES DE JEUNESSE (LFAJ) a été représentée par Mesdames Elisabeth WAGEMAKER Vice-présidente et Monique BONNENFANT, Secrétaire Générale de la LFAJ.

Vous trouverez ci-joint l’article du parisien de l’essonne.

 

Il y a 85 ans naissait la 1e auberge de jeunesse à Boissy-la-Rivière

 

Cécile Chevallier | 18 Sept. 2015, 17h40 | MAJ : 18 Sept. 2015, 17h40

Boissy-la-Rivière, 1930. La première auberge de jeunesse de France a été inaugurée le 27 août 1930. C’est le député-maire de la ville, Marc Sangnier, qui l’a créée. (DR.)

Il en existe 120 en France et près de 25 000 dans le monde. Mais il y a 85 ans, il n’en existait qu’une : la première auberge de jeunesse a été inaugurée le 27 août 1930 à Boissy-la-Rivière. Une histoire qui fait la fierté de ce village du sud-Essonne et que le public pourra découvrir ce dimanche.

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A l’occasion des journées du patrimoine, Catherine Fayet, la présidente de la récente association A.R.B.R.E (Amélioration et rénovations à Boissy-la-Rivière des édifices) a mis au point une exposition qui retrace cette aventure, liée à Marc Sangnier.

« Journaliste et homme politique français, il a été député-maire de Boissy-la-Rivière, raconte Catherine Fayet. Il était vu comme un utopiste car il disait que les politiques arriveraient à faire quelque chose le jour où ils feraient un grand feu de camp au milieu de l’hémicycle ! Il était très attaché à la démocratie, au point qu’en 1926, il a nommé les rues de Boissy rue de la démocratierue de la République… Il avait été très marqué par la guerre 1914-1918. Il voulait enclencher un processus permettant de rétablir la paix dans le monde en rassemblant les jeunes. »

Le « village de la paix » 

Il met dans à exécution son rêve dans le village où il habite et où il est élu : Boissy-la-Rivière. « Il est tombé amoureux fou de la région car il avait un ami, Henri Colas (NDLR : un compositeur chrétien, disciple de Marc Sangnier) qui résidait à Guillerval, dévoile Catherine Fayet. Il a découvert le coin lorsqu’il lui rendait visite et il a acheté à Boissy. »

Un domaine baptisé le château de Bierville « qui a reçu plus de 6 000 personnes en 1926, on a appelé cela le camp de la paix », poursuit Dominique Leroux, le maire (SE) de Boissy. Pendant la période de l’entre-deux-guerres, Boissy-la-Rivière était donc un peu la capitale de la jeunesse.

En 1939, la revue Paris Match l’a même consacré en Une : « Le village de la paix ». La municipalité, soucieuse de préserver le patrimoine, poursuit les utopies de Marc Sangnier en lançant depuis quelques années des chantiers pour rénover l’auberge et le domaine grâce à des jeunes.

 

Exposition à l’auberge de jeunesse (en face de l’église) de Boissy-la-Rivière, dimanche de 10 heures à 16 heures.

 

           

Auberge de jeunesse epi d'or